Réalisations
2002
Voir aussi
les actualités de la Une
30 avril 2002 : lancement
d'une consultation publique sur la transposition des nouvelles
directives européennes sur les communications électroniques (hors
aspects "communication audiovisuelle"). Réponses avant le 1er juillet
2002.
Le
14 février 2002, le Conseil des ministres de l'Union européenne adoptait
cinq directives sur les communications électroniques, dénommées "paquet
Telecoms" (voir : http://www.internet.gouv.fr/francais/frame-actualite.html#International).
Le
ministre français chargé des télécommunications a décidé de lancer une
consultation publique sur les questions juridiques, économiques et
techniques que soulève la transposition de cet ensemble de nouvelles
directives, hors aspects "communication audiovisuelle". Il s'agit de la
première étape d'un processus de concertation qui sera amené à se
poursuivre pendant la prochaine législature. Les réponses devront être
transmises avant le 1er juillet 2002. Après une brève présentation du
nouveau cadre réglementaire européen (1ère partie), le document de
consultation aborde les principaux chapitres de la réglementation des
télécommunications : * régime juridique des réseaux et des services
(2ème partie), * régulation concurrentielle (3ème partie), * service
public des télécommunications (4ème partie), * gestion de la
numérotation et des fréquences radioélectriques (5ème partie) *
relations entre les opérateurs et les utilisateurs (6ème
partie).
Pour en savoir plus :
http://www.telecom.gouv.fr/telecom/index_com.htm
18 avril 2002 : parution du décret relatif à l'évaluation et à la
certification de la sécurité offerte par les produits et les systèmes
des technologies de l'information, qui complète le décret de
signature électronique du 31 mars 2001, en fixant les règles de
certification des procédés de signature
Le ministre délégué à
l'industrie, aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à
l'artisanat et à la consommation a présenté en Conseil des ministres du
17 avril 2002 un décret relatif à l'évaluation et à la certification de
la sécurité offerte par les produits et les systèmes des technologies de
l'information. Ce décret complète les mesures de renforcement de la
sécurité des systèmes d'information définies dans le programme d'action
gouvernemental pour la société de l'information, en instituant une
procédure volontaire de certification de la sécurité des produits et des
systèmes des technologies de l'information. Cette certification est
effectuée selon les standards internationaux ("critères communs" ISO
15408). Elle s'appuie à la fois sur des centres d'évaluation agréés, qui
effectuent des contrôles et des tests et rendent compte des résultats
obtenus, et sur la direction centrale de la sécurité des système
d'information (DCSSI) du secrétariat général de la défense nationale (SGDN),
qui propose au Premier ministre, au vu de ces résultats, la
certification ou non des produits ou systèmes concernés. Cette procédure
sera en particulier mise en œuvre pour évaluer les procédés de création
de signatures électroniques sécurisées, conformément à la loi du 13 mars
2000 sur la signature électronique et à la directive communautaire du 13
décembre 1999.
Pour en savoir plus :
Décret no 2002-535 du 18 avril 2002 relatif à l'évaluation
et à la certification de la sécurité offerte par les produits et les
systèmes des technologies de l'information
La loi du 13 mars 2000 sur la signature
électronique, sur le site legifrance
La directive communautaire du 13 décembre 1999, sur le
site europa
5 avril 2002 :
intervention de Jean-Michel Hubert, président de l'ART (Autorité de
régulation des télécommunications) en introduction d'un séminaire sur la
sécurité des réseaux de communication et d'information : "un internet
plus sûr doit être une priorité".
Jean-Michel Hubert a déclaré
que "si nous voulons que l'accès et l'usage de l'internet se
développent, si nous voulons que les gens aient confiance dans le
commerce électronique, si nous voulons développer l'administration
électronique, un internet plus sûr doit être une priorité aussi
importante que le développement des accès haut débit et les nouveaux
services."
Pour en savoir plus :
Le discours intégral (en anglais), sur le site de
l'ART
22-24 mars 2002 : «Vivre l’Internet au
quotidien»
5ème édition de la Fête de l'Internet - près de 1200
initiatives de Clermont-Ferrand à Fort-de-France, d'Eaubonne à
Saint-Laurent Du Maroni. Toutes destinées à faire découvrir, à
initier...bref à donner envie d'explorer les richesses du Net mais aussi
de créer sur la Toile : http://www.fete-internet.fr/
20 mars 2002 : "enjeux et risques de
l'entrée de l'Internet dans la cellule familiale et l'environnement
scolaire", au coeur d'une journée de "Rencontres" organisées au
ministère de l'Emploi et de la Solidarité
Organisées sous la
forme de quatre tables rondes, ces rencontres ont ouvert un débat sur
l'entrée des nouvelles technologies dans la sphère éducative au sens
large du terme. Cent cinquanre personnes (responsables du secteur
scolaire, de maisons de jeunes, représentants d'associations familiales,
spécialistes du multimédia) ont débattu de l'intégration de l'Internet
dans les pratiques pédagogiques, de la sécurité des enfants sur
Internet, des usages de l'internet dans la cellule
familiale.
Ségolène Royal, ministre déléguée à la Famille et à
l'Enfance, a rappelé que le gouvernement souhaitait rendre l’internet
"accessible à tous", notamment par le
biais "des accès publics à l'internet". De nombreux espaces publics
numériques - plus de 400 - existent déjà partout en France, offrant "une
formation générale gratuite, ouverte à tous" (le Passeport pour l'internet et le
multimedia).
"S'il représente un réel avantage pour la vie
quotidienne des familles", a souligné Ségolène Royal, "l'internet expose
aussi, comme tous les moyens de communication, les enfants à des
contenus qui peuvent être préjudiciables ou illégaux" (...)."Grâce à un
partenariat entre l'INC (Institut National de la Consommation) et la
Délégation interministérielle à la famille, douze logiciels de contrôle
parental ont été testés [Les résultats de cette étude sont en ligne sur
le site du ministère et ont été publiés dans le numéro de mars de 60
millions de Consommateurs]. (...)De cette manière, l'Etat a fourni aux
parents qui choisissent cette solution technique l’information la plus
objective possible sur l'efficacité et la commodité d'emploi de ces
logiciels." Ce comparatif sera refait tous les ans, sous la
responsabilité de l'INC.
Un logiciel spécifique de filtrage des
contenus de l'internet à destination des familles sera prochainement
téléchargeable depuis le site internet du ministère. Conçu en
partenariat avec l'Union nationale des associations familiales (UNAF) et
l'Association des fournisseurs d'accès à Internet (AFA), ce logiciel
permettra aux adultes de spécifier selon leurs valeurs éducatives et la
sélection de certains mots-clés, les sites qu'ils autorisent ou non à la
consultation de leurs enfants.
La CNIL a rappelé, de son côté, que
seule une éducation globale peut protéger les enfants, et qu'il est
illusoire de penser qu'un filtrage automatique suffit. Elle s'est
associée au ministère de l'Education nationale pour mener une opération
de sensibilisation du "jeune public, des enseignants, des parents sur
Internet et la protection des données personnelles".
Pour en
savoir plus :
La vidéo des "Rencontres "Internet, jeunes et
familles"
19 mars 2002 : le Conseil Stratégique des Technologies
de l’Information (csti)
a présenté au Premier ministre ses recommandations sur le développement
des hauts débits en France et sur la recherche et développement en
technologies de l'information
Remis au Premier ministre par Thierry Breton, président de Thomson
Multimédia, Jean-François Abramatic, vice-président d’Ilog SA, Anne-Sophie
Pastel, présidente d’AUFEMININ.COM, membres du csti(Conseil
Stratégique des Technologies de l’Information), et Gérard Roucairol,
président du réseau national des technologies logicielles et directeur
scientifique de Bull, ces rapports font le point plus précisément
sur les sujets suivants :
- l'accès de tous à un débit
adapté à ses besoins ;
- les micro-paiements sur l'internet et la formation ;
- le moteur du changement technologique : la recherche et développement.
Les enjeux soulevés par ces rapports et la société de l'information
seront débattus au cours des Entretiens du csti, le 22 mars prochain : " Le temps du numérique
pour tous, quelle action publique "?. En présence du ministre de la
recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, l'accent sera mis sur le développement
du numérique, enjeu vital pour les PME et les particuliers, et les
vecteurs de changement pour innover et accélérer la mutation.
Composé de personnalités de la recherche et de l'entreprise, le Conseil
stratégique des technologies de l'information (csti)
conseille le Premier ministre dans le domaine des technologies de
l'information pour la mise en œuvre et l'évaluation des actions du
programme d'action gouvernemental pour la société de l'information
et des programmes communautaires. Au cours de l'année 2001, le cstia
rendu des avis relatifs à la Charte des écoles de l'internet, la téléphonie
mobile de troisième génération (UMTS) et le 6ème PCRD européen (2002-2006).
Pour en savoir plus :
- Le
dossier sur l'état d'avancement du Plan "haut débit" pour 2005
- Le
communiqué de presse du csti
(sur leur site)
- Les rapports du csti
(sur leur site) :
. Infrastructures
et réseaux (développement des hauts débits en France)
. Recherche
et développement
. Applications
et services (enrichissement et diffusion des contenus, micro-paiement
en ligne...)
. Besoins en
spécialistes (marché du travail, appropriation des TIC par le système
éducatif...)
1er mars 2002 : le gouvernement français précise sa position
sur la brevetabilité des logiciels à l'occasion de la publication de la
proposition de directive européenne sur ce sujet
Christian
Pierret, ministre délégué à l'Industrie, aux PME, au Commerce, à
l'Artisanat et à la Consommation, a fait part à la Commission Européenne
de la position du gouvernement français concernant le projet de
directive sur la brevetabilité des logiciels présenté le 1er mars
2002 au Conseil marché intérieur.
"Le gouvernement français souhaite
écarter tout projet qui aurait des conséquences négatives pour
l'innovation, pour l’interopérabilité et les logiciels libres, et pour
l’ensemble des acteurs (éditeurs, intégrateurs, utilisateurs), notamment
les PME. Il considère que la proposition de directive ne répond pas de
façon adéquate aux enjeux économiques, scientifiques et culturels du
secteur du logiciel ainsi qu’à la nécessité de promouvoir l’innovation
qui figure parmi les priorités du plan d’action « e.Europe »" précise le
communiqué des autorités françaises.
Pour en savoir plus :
- Le communiqué de presse du ministre délégué à l'Industrie,
aux PME, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation - 1er mars
2002
- La proposition de directive du Parlement européen et du
Conseil (présentée par la Commission) concernant la brevetabilité
des inventions mises en oeuvre par ordinateur
- Le
dossier " La brevetabilité des inventions logicielles", sur le site
du ministère délégué à l'Industrie
6 février 2002 : accès
pour tous à l'internet haut débit
- lancement
par le Premier ministre d'une consultation sur le projet de circulaire
d'application de l'article L.1511.6 modifié du code général des
collectivités territoriales, reconnaissant le rôle primordial des
collectivités locales comme aménageurs numériques du
territoire
- rapport de Christian Pierret, secrétariat d'Etat à
l'industrie, définissant les conditions d'utilisation des 70 000 km
du Réseau de transport d'électricité (RTE) pour les télécommunications à
haut débit
30 janvier 2002 : adoption en première
lecture à l'Assemblée nationale du Projet de loi "Protection des données
personnelles et de la vie privée"
Ce texte qui modifie la loi du 6
janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux
libertés, est une transposition de la Directive européenne 95/46/CE relative à la
protection des données personnelles), adoptée en Conseil des ministres
le 18 juillet 2001.
Pour en savoir plus :
Discours de Marylise Lebranchu, garde des Sceaux,
ministre de la Justice en ouverture de la discussion du projet de loi,
sur le site du ministère de la Justice
Dossier sur la discussion du projet de loi en première
lecture, sur le site de l'Assemblée nationale
Projet
de loi "Protection des données personnelles et de la vie privée",
dossier sur ce site
1er janvier 2002 : les appels
téléphoniques locaux s'ouvrent à la concurrence, France Télécom n'en a
plus le monopole
Depuis 1998, les abonnés au téléphone
bénéficient du libre choix de l'opérateur pour leurs appels nationaux,
internationaux et vers les téléphones portables. Depuis le 1er janvier
2002, ils bénéficient -théoriquement- de la même liberté de choix pour
leurs communications locales et peuvent ainsi utiliser les services d'un
autre opérateur que France Télécom pour leurs appels vers un abonné
localisé dans le même département qu'eux (sauf pour les régions Corse et
Ile de France dont les départements sont totalement ou partiellement
regroupés).
En réalité, compte tenu des investissements nécessaires,
certains opérateurs n'offriront pas tout de suite ce service sur toutes
les régions. La plupart d'entre eux prévoient cependant de finir cette
extension sur l'ensemble de la métropole d'ici à la fin 2002.
Pour en savoir plus :
Le communiqué du secrétariat d'Etat à l'industrie
(homologation de la décision de l'Autorité de régulation des
télécommunications relative à l'ouverture à la concurrence des
communications téléphoniques locales - 27 septembre 2001)
Le dossier de l'Autorité de régulation des
télécommunications (ART)
Réalisations
2001
31 décembre 2001 : lancement du deuxième
appel à candidatures pour l'UMTS (réseaux de télécommunications mobiles
de 3ème génération)
Le deuxième appel à candidatures pour l'UMTS
((Universal Mobile Telecommunication System = appellation européenne
pour les réseaux de télécommunications mobiles de 3ème génération) a été
lancé officiellement par la publication au Journal officiel du 29
décembre 2001 des modalités et des conditions d'attribution des deux
autorisations restant à délivrer à l'issue du premier appel à
candidatures.
Ces modalités prennent, bien entendu, en compte les
aménagements relatifs aux redevances et à la durée des autorisations
annoncés récemment par le Gouvernement (voir actualités des 30
novembre, 23
et 16
octobre 2001).
Les dossiers de candidatures devront être déposés
auprès de l'ART avant le 16 mai 2002.
Pour en savoir plus :
Le communiqué de presse du secrétariat d'Etat à
l'industrie
Le
dossier sur le site du secrétariat d'Etat à l'industrie
Le dossier sur le site de l'Autorité de régulation des
télécommunications (ART)
20 décembre 2001 : "(...)
nous avons fait de la réduction du fossé numérique notre première
priorité" - Lionel Jospin (interview dans le "Nouvel
Hebdo")
20 décembre 2001 : le
point sur la mise en oeuvre des mesures annoncées au Comité
interministériel de l'aménagement et du développement du territoire du 9
juillet 2001
(la couverture du territoire en téléphonie mobile et l'accès au haut
débit)
30 novembre 2001: le Gouvernement fixe à 1% du chiffre d'affaires
la partie variable de la redevance sur l'UMTS
Cette redevance s'ajoute
au montant fixe de 619 millions d'Euros dû pour chacune des quatre
licences d'une durée de vingt ans mises en vente. Le chiffre d'affaires
pertinent comprend les recettes d'exploitation suivantes :
-
recettes de fourniture de service téléphonique et de transport de
données aux clients directs et indirects de l'opérateur;
- recettes
perçues par l'opérateur à raison de services ou de prestations fournies
à des tiers, en particulier les prestations publicitaires, de
référencement ou la perception de commission dans le cadre du commerce
électronique ;
- recettes de mise en service et de raccordement au
réseau;
- recettes liées à la vente de services (y compris la
fourniture de contenus) dans le cadre d'une transaction vocale ou de
données. Les reversements aux fournisseurs de services (éditeurs de
contenus par exemple) sont déduits de ces recettes;
- recettes liées
à l'interconnexion;
- recettes issues des clients en itinérance sur
le réseau 3G de l'opérateur ;
Le chiffre d'affaires pertinent ne
comprend pas les revenus tirés de la vente de terminaux.
Pour en
savoir plus :
Communiqué de presse et contacts, sur le site du
secrétariat d'Etat à l'Industrie
9 novembre 2001 : https://www.internet-mineurs.gouv.fr/, le site
institutionnel de signalement des sites illicites, est en ligne
A
la suite du Conseil de sécurité intérieure réuni le 13 novembre 2000
sous la présidence du Premier ministre et sur proposition de Ségolène
Royal, ministre déléguée à la famille, à l'enfance et aux personnes
handicapées, le gouvernement a décidé de créer un site internet
institutionnel :
- réunissant toutes les informations utiles sur le
dispositif législatif et réglementaire concernant la protection des
mineurs en France,
- proposant aux internautes une messagerie et un
formulaire en ligne pour leur permettre d'effectuer le signalement des
sites ou autres services en ligne à caractère pédophile.
La France
est le premier pays de l'Union Européenne à mettre en ligne un tel site.
La mise en oeuvre de ce site est le produit d'un travail
interministériel entre le ministère de l'intérieur, celui de la justice,
de la défense, de l'emploi et de la solidarité et de la famille et de
l'enfance. Il est placé auprès de l'Office central de lutte contre les
crimes liés aux technologies de l'information et de la communication.
Ses principales finalités sont :
- de permettre à tout internaute de
signaler des contenus diffusés sur l'internet (de nature graphique ou
textuelle) contrevenant aux lois sur la protection des mineurs ;
-
de centraliser et d'analyser les informations ainsi recueillies et
d'améliorer le déroulement des enquêtes par la gestion d'une base de
données recensant tous les signalements adressés à ce site.
La
Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a donné un
avis favorable.
Pour en savoir plus :
Le site de
signalement des sites illicites
Les missions de l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux
Technologies de l'information et de la Communication
8 novembre 2001 : état
d'avancement des chantiers législatifs concernant le secteur de la
société de l'information
Novembre 2001 : l'Autorité de régulation des télécommunications
(ART) publie un tableau de bord bimestriel du dégroupage de la boucle locale
en France
31 octobre 2001 :
l'Assemblée nationale adopte définitivement le projet de loi sur la
sécurité quotidienne, incluant trois articles permettant de contrer plus
efficacement l'utilisation à des fins criminelles des technologies de
l'information (articles 29 à 31).
Après être passé devant le
Sénat le 17 octobre, le projet de loi sur la sécurité quotidienne,
incluant trois articles permettant de contrer plus efficacement
l'utilisation à des fins criminelles des technologies de l'information,
a été voté définitivement par l'Assemblée nationale le 31
octobre.
Pour en savoir plus :
Le texte de la loi sur la
sécurité quotidienne telle qu'adoptée par l'Assemblée nationale le 31
octobre (version provisoire). Voir plus
spécialement les articles 29 à 31, sur le site de l'Assemblée
nationale
Le dossier de l'Assemblée nationale
Le site de l'Office central de lutte contre la criminalité
liée aux technologie de l'information
Mesures antiterroristes
proposées le 15 octobre au Canada et en Grande-Bretagne, dont certaines
concernent les technologies de l'information
Canada : le
communiqué du gouvernement, sur le site du gouvernement
canadien
Grande-Bretagne : le
communiqué du gouvernement, sur le site du Premier ministre anglais
23 octobre 2001 :
Christian Pierret, secrétaire d'Etat à l'Industrie, fait le point sur
les mesures de soutien en faveur du secteur des TIC décidées par le
gouvernement
Christian Pierret, secrétaire d'Etat à l'Industrie, lors de son
intervention au salon professionnel de la Semaine des télécoms à Paris,
a, tout d'abord, souligné que "les fondamentaux de croissance du secteur
[ des TIC] restent forts (...) ; au cours des 40 dernières années, la
part du secteur des télécommunications dans le PIB n'a cessé d'augmenter
: + 0,5% à 0,7% tous les 10 ans. L'ensemble du secteur des TIC
représente maintenant 6% du PIB et a contribué en 2000 pour 20% à sa
croissance. (...) ; nous estimons aujourd'hui que le nombre total
d'abonnés haut débit en France dépassera à la fin de l'année les 600 000
personnes, soit largement au-dessus des prévisions."
Le ministre a détaillé
l'ensemble des mesures de soutien décidées par le gouvernement pour le
secteur des TIC :
- concernant l'UMTS (systèmes mobiles de
troisième génération ), Christian Pierret a rappelé les décisions
annoncées le 16 octobre dernier (extension de la durée des licences de
15 à 20 ans, décomposition du prix des licences en une partie fixe et
une partie variable, ouverture de la procédure aux deux licences
restantes) ; cf : actualité du 16 octobre 2001 ;
- concernant le
soutien aux investissements dans les infrastructures de
télécommunications, le ministre a indiqué que les mesures décidées
lors du Comité
interministériel pour l'aménagement et le développement du territoire du
9 juillet 2001 étaient en cours de mise en oeuvre ;
- à propos
des offres ADSL sur des lignes dégroupées, Christian Pierret a
souligné que "les tarifs actuels (300 FF pour une ligne ADSL standard)
sont encore trop élevés pour en faire un produit de masse. Pour qu'ils
baissent, il faut de la concurrence et pour cela il est nécessaire que
le dégroupage soit effectif et opérationnel. Il me semble donc important
que France Télécom voie d'une part les avantages que l'entreprise peut
retirer du dégroupage d'une part en termes de valorisation de sa
ressource (les lignes de cuivre) et d'autre part en termes de croissance
du marché. L'ADSL ne sera pas un produit grand public à 300
F/mois. Il doit s'établir à un niveau de l'ordre de 200 F/mois comme
en Allemagne (...)" ;
- enfin, dans le cadre du soutien à la demande,
il a été rappelé que "Le Gouvernement continue de souhaiter, mais c'est
le marché qui décidera, la mise en place d'offres d'accès illimité à
internet via le réseau téléphonique à des tarifs inférieurs à 200 F/mois
sur tout le territoire et notamment pour les zones rurales."
Concernant l'UMTS, signalons que ce même jour Jean-Michel
Hubert, président de l'Autorité de régulation des télécommunications
(ART), après avoir déclaré que " L'UMTS [était ] une technologie
décisive pour la diversification des modes d'accès aux services de la
société de l'information et le développement des nouveaux usages " ,
annonçait le calendrier du 2ème appel à candidatures pour les
licences.
Pour en savoir plus :
Texte intégral de l'intervention de Christian Pierret,
sur le site du secrétariat à l'Industrie - 23 octobre 2001
Actualité
du 16 octobre 2001 , sur ce site : "le ministère de l'Economie, des
finances et de l'industrie adopte un nouveau dispositif destiné à
faciliter la mise en oeuvre de la technologie UMTS (systèmes mobiles de
troisième génération )".
Dossier
" dégroupage de la boucle locale ", sur ce site
Le discours de Jean-Michel Hubert, président de
l'Autorité de régulation des télécommunications (ART), sur le site de
l'ART - 23 octobre 2001
17 octobre 2001 : le
Sénat adopte le projet de loi "Sécurite quotidienne".
Les articles 6 undecies,
duodecies et terdecies permettent de contrer plus efficacement
l'utilisation à des fins criminelles des technologies de l'information.
Pour en savoir plus :
Le texte du projet
de loi "Sécurité quotidienne" tel que voté par le Sénat en deuxième
lecture le 17 octobre 2001
Le dossier de l'Assemblée nationale sur ce projet de loi
Le site de l'Office central de lutte contre la criminalité
liée aux technologie de l'information
Mesures antiterroristes
proposées le 15 octobre au Canada et en Grande-Bretagne, dont certaines
concernent les technologies de l'information
Canada : le
communiqué du gouvernement
Grande-Bretagne : le communiqué du
gouvernement
16 octobre 2001 : selon un
arrêt de la Cour de cassation du 16 octobre, le délai de prescription
des infractions de presse commis sur internet commence à courir le jour
de la première mise à disposition d'un message pour les
internautes
L'arrêt de la Cour de cassation du 16 octobre établit
que le délai de prescription des infractions de presse (établi à trois
mois par la loi du 29 juillet 1881) commis sur internet commence à
courir le jour de la première mise à disposition d'un message pour les
internautes.
Cette décison met fin aux hésitations
jurisprudentielles et refuse le raisonnement du Tribunal correctionnel
de Paris qui, dans un jugement du 6 décembre 2000, indiquait que la
règle de prescription à compter du jour du premier acte de publication
ne pouvait pas s'appliquer, s'agissant d'une "publication ininterrompue"
assimilé à une "infraction continue" pour laquelle "Le point de départ
de la prescription se situe au jour où l'activité délictueuse a
cessé".
16 octobre 2001 : les
amendements déposés par le gouvernement et destinés à donner aux juges
les moyens de contrer plus efficacement l'utilisation à des fins
criminelles des nouvelles technologies de la communication vont être
examinés par le Sénat, dans le cadre de la deuxième lecture du projet de
loi sur la sécurité quotidienne
Comme
le Premier ministre l'avait évoqué dans son discours du 3 octobre à
l'Assemblée nationale, le Gouvernement a déposé au Sénat, le 9 octobre,
plusieurs amendements au projet de loi sur la sécurité quotidienne.
Ces amendements donnent aux juges les moyens de contrer plus
efficacement l'utilisation à des fins criminelles des nouvelles
technologies de l'information et de la communication.
- La
France a, en effet, dans le contexte actuel, besoin de compléter sa
législation en adoptant des mesures qui facilitent les enquêtes sur les
actes terroristes ou les infractions qui y concourrent. Ces amendements
concilient respect des droits fondamentaux et renforcement de la
sécurité publique.
- Ainsi il ne s'agit en aucun cas d'intercepter
le contenu des courriers électroniques : ceux-ci font partie du
domaine de la vie privée.
- Il s'agit, d'une part, de faciliter le
déchiffrement de fichiers informatiques cryptés qui seraient
découverts dans le cas des enquêtes, qu'il s'agisse d'une disquette ou
d'un fichier sur internet. Ainsi, les magistrats pourront recourir aux
ressources informatiques du ministère de l'Intérieur pour effectuer ce
déchiffrement et les éditeurs de logiciels pourront être contraints à
apporter leur aide pour le déchiffrement de ces documents dans le cadre
des investigations.
- Il s'agit, d'autre part, de préciser les
conditions et la durée de conservation des données de facturation
téléphonique et de connexion à l'internet, qui peuvent s'avérer
essentielles dans le cadre des enquêtes. Un encadrement strict de la
conservation des données techniques est nécessaire pour que les
autorités judiciaires ne soient pas tributaires des données conservées
pour leurs besoins propres par les opérateurs, selon les choix
commerciaux qu'ils auront faits.
- Enfin, concernant la perquisition
de sites internet suspects (par exemple des sites prônant les attentats
suicides) aucune disposition nouvelle n'est prévue, le cadre législatif
actuel permettant déjà de mener à bien de telles procédures
judiciaires.
Le 10 octobre, la Commission des lois du Sénat a adopté
l'ensemble du dispositif du gouvernement. Ce projet de loi est examiné
par la chambre Haute en deuxième lecture à partir du 16
octobre.
Ces dispositions, justifiées par la lutte contre le
terrorisme, sont proposées au Parlement pour une période déterminée liée
aux circonstances actuelles. Avant la fin du délai - fixé au 31 décembre
- elles feront l'objet d'un rapport qui permettra au Parlement d'en
évaluer l'application.
Pour en savoir plus :
Les amendements
n°9,
n°10
et n°11
déposés par le gouvernement pour examen par le Sénat
16 octobre 2001 : le
ministère de l'Economie, des finances et de l'industrie adopte un
nouveau dispositif destiné à faciliter la mise en oeuvre de la
technologie UMTS (systèmes mobiles de troisième génération ).
Par rapport aux réseaux mobiles actuels, conçus essentiellement
pour fournir un service vocal à bas débit, reposant sur la technologie
de commutation de circuits, les réseaux de troisième génération
devraient permettre aux utilisateurs d'accéder à une large gamme de
services nouveaux, au premier rang desquels un accès rapide à Internet,
grâce à l'introduction progressive dans les réseaux mobiles de la
technologie de commutation par paquets.
Pour en savoir plus :
Le communiqué de presse du ministère de l'Economie, des
finances et de l'industrie
Le
communiqué et l'avis du Conseil Stratégique des Technologies de l'Information
(csti) - 17 octobre
2001
10 octobre 2001 :
"Internet et la surveillance du salarié"
Dossier, sur www.service-public.fr le portail de
l'administration française
8 octobre 2001 : état
d'avancement des chantiers législatifs concernant le secteur de la
société de l'information
1er octobre 2001 : Inauguration par Daniel
Vaillant, ministre de l'Intérieur, de l' Office central de lutte contre
la criminalité liée aux technologies de l'information et de la
communication (OCLCTIC)
Créé par un décret du 16 mai
2000, cet office est chargé d'une double mission :
- opérationnelle,
par la réalisation d'enquêtes judiciaires de haut niveau technique
menées d'initiative ou à la demande des Magistrats, l'assistance
technique à l'occasion d'enquêtes judiciaires menées par d'autres
Services (pédophilie, prostitution, trafic de stupéfiants, ...) ;
-
stratégique, par la formation, l'animation et la coordination de
l'action des autres Services répressifs, compétents en matière
d'infractions liées aux technologies de l'information et de la
communication, la coopération internationale (l'OCLCTIC. est Point de
Contact National pour la France en matière de coopération policière
européenne et institutionnelle).
Cette structure a été créée, à la
suite de la volonté exprimée par le Premier ministre lors de
l'université d'été d'Hourtin en 1999 : "Nous luttons contre les
nouvelles formes de criminalité fondées sur les technologies de
l'information. Cette criminalité se développe en effet rapidement. Elle
appelle un renforcement de la coopération internationale en matière
judiciaire. Pour ce qui nous concerne, il nous faut mieux coordonner les
différents services qui agissent déjà contre cette délinquance.
(...)(nous) avons décidé de créer au sein de la Direction générale de la
Police nationale un office central de lutte contre la criminalité liée
aux technologies de
l'information"
Pour en savoir plus :
Le site de l'OCLCTIC
26 septembre 2001 : dossier sur les consultations en cours concernant
la brevetabilité des inventions logicielles
A la suite des
réflexions engagées dans le cadre du Livre Vert sur le brevet
communautaire et de la réforme du système du brevet européen, les Etats
membres et la Commission européenne ont souhaité mener de larges
consultations pour clarifier l'étendue et les limites de la
brevetabilité dans le domaine des inventions logicielles. D'autre part,
la Conférence intergouvernementale des Etats membres de l'Organisation
européenne des brevets a souhaité une révision de la Convention de
Munich qui exclut aujourd'hui de la brevetabilité les programmes
d'ordinateur en tant que tels.
C'est dans ce contexte que le
gouvernement français a engagé sa propre concertation Les pouvoirs
publics ont poursuivi ce processus de concertation au cours de l'année
2000. Ils ont fait savoir à la Commission européenne en décembre 2000
que le gouvernement français n'adopterait une position qu'à l'issue de
travaux et réflexions menées sur cette question au plan interne et dans
les différentes enceintes internationales.
Le gouvernement a donc
sollicité l'avis de l'Académie des technologies, remis le 10 juillet
2001, et chargé un groupe de travail interministériel piloté par le
secrétariat d'Etat à l'industrie d'un rapport permettant d'apprécier les
enjeux économiques, industriels, nationaux et européens soulevés par la
question de la protection des logiciels. Les autorités françaises
poursuivent ainsi une vaste consultation de toutes les parties
intéressées, au moment où se développe, au sein des milieux intéressés
comme de l'opinion publique, un débat sur la nature et le champ de la
protection des logiciels.
Pour en savoir plus :
Dossier et
documents de référence sur le site du secrétariat d'Etat à
l'Industrie
26 septembre 2001
: intervention du Premier ministre en clôture de la 23ème
conférence internationale des commissaires à la protection des données
personnelles
Lors de son intervention, Lionel Jospin a notamment déclaré :
"Jamais le progrès des moyens de communication n’a suscité un tel besoin
de garanties individuelles. Il est essentiel que la prolifération de
fichiers contenant des informations d’ordre privé, dont l’utilisation
peut être discriminante, soit encadrée par la loi".
Le Premier
ministre a également indiqué, s'agissant de la nécessaire protection de
la vie privée, que :"La France a été parmi les premiers pays à mettre en
œuvre une politique publique de protection des données personnelles
(...) La loi " Informatique et Liberté " du 6 janvier 1978 a permis
d’élaborer un véritable droit des fichiers, dans un souci constant de
transparence de la part des pouvoirs publics (...) Au sein de l’Union
européenne, la directive de 1995 a fixé des principes juridiques
protecteurs, appelés à être mis en œuvre par les Etats-membres. Pour
transposer cette directive, le Gouvernement français a préparé un projet
de loi modifiant la loi " Informatique et Liberté " de 1978. Ce texte
sera discuté par le Parlement au début de l’année 2002 (...) il faut
saluer comme un progrès important les accords conclus entre la
Commission européenne et les Etats-Unis en matière de contrôle de la
gestion des flux transfrontières des données personnelles, plus connus
sous le nom de " Safe Harbor ".
En conclusion, le Premier
ministre a souligné que : "les Etats doivent se doter d’outils efficaces
pour lutter contre la cybercriminalité (...) Le développement planétaire
des réseaux de communication met les démocraties au défi de trouver un
juste compromis entre la nécessaire protection des données personnelles
et les impératifs de sécurité. (...) La cryptologie constitue une
garantie face à toutes les formes de criminalité informatique qui
avancent le plus souvent masquées sous le pavillon de la liberté
d’expression. Dès janvier 1999, le Gouvernement a libéré l’usage de la
cryptologie afin de permettre à tous les citoyens de protéger la
confidentialité de leurs messages sur les réseaux (...) le projet de loi
français sur la société de l’information a prévu de renforcer les moyens
des juges dans la lutte contre la cybercriminalité."
Pour en savoir plus
:
Le texte intégral de l'intervention du Premier ministre
Le site de la conférence
Le site de la
CNIL
Le projet
de loi modifiant la loi "informatique et liberté" du 6 janvier
1978
Le
projet de loi sur la société de l'information
19 septembre 2001 : les règles applicables en
matière d'enchères publiques électroniques précisées par un décret paru
au Journal Officiel
Ce décret offre un cadre juridique et
technique précis à la dématérialisation de la commande publique dans le
cadre d'enchères en ligne. Il s'inscrit dans le nouveau code des marchés
publics appliqué depuis le 10 septembre 2001 et transcrit dans les faits
l'engagement pris sur ce sujet par le gouvernement à l'occasion du
comité interministériel pour la réforme de l'Etat du 12 octobre 2000 :
"Suite à la concertation lancée en avril 1999, le ministère de
l'économie, des finances et de l'industrie prépare un décret portant
réforme du code des marchés publics. Afin de faire bénéficier les
pratiques d'achat des opportunités nouvelles offertes par les
technologies de l'information, un décret ouvrira la possibilité de
transactions par voie électronique et, dans certains cas, permettra
l'usage d'enchères par cette même voie."
Pour en savoir plus
:
Le décret du 18 septembre 2001 pris en application du 3o
de l'article 56 du code des marchés publics et relatif aux enchères
électroniques
Le Comité Interministériel pour la Réforme de l'État
(CIRE) du 12 octobre 2000
12 septembre 2001 : une adresse électronique
destinée à signaler les sites pédophiles sera mise en place très
prochainement
Lors du conseil des ministres du 12 septembre 2001,
la ministre déléguée à la famille, à l'enfance et aux personnes
handicapées a présenté une communication sur la politique en faveur de
l'enfance. Parmi les mesures annoncées pour lutter contre les violences
sexuelles : la mise en place très prochaine d'une adresse électronique,
ouverte à tous, bien sûr, pour signaler les sites pédophiles. Les
courriers électroniques ainsi envoyés parviendront directement à
l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de
l'information et de la Communication
Pour en savoir plus :
Les missions de l'Office Central de Lutte contre la
Criminalité liée aux Technologies de l'information et de la
Communication
5 septembre 2001 : mise en ligne de "Familles
en ligne"
Le ministère délégué à la famille et à l'enfance vient
de mettre en ligne sur son site une animation expliquant rapidement les
principaux bienfaits et risques de l'Internet.
L'originalité de
"familles en ligne" repose sur les différents conseils qui sont proposés
à la fois aux parents mais aussi aux enfants pour utiliser sans danger
l'internet. Ces conseils peuvent illustrés par la création d'une charte
familiale, un code de "bonne conduite" qui devient par l'occasion d'un
dialogue entre parents et enfants.
Ce guide sera bientôt offert
systématiquement sur les kits de connexion à internet réalisés par les
membres de l'AFA (Association des fournisseurs d'accès et de Services
Internet).
Pour en savoir plus :
"Familles en ligne"
Le site de l'AFA
30 août
2001 : mise en ligne de la version complète du site du Forum des droits sur
l'internet
24 août 2001 : Publication au Journal officiel de la
circulaire du Premier ministre précisant les conditions de mise en
oeuvre des espaces publics numériques (EPN)
La circulaire expose
les objectifs et les conditions de mise en oeuvre des EPN : offrir au
public, en plus d'une possibilité de connexion et de navigation, "une
première formation, en particulier pour la découverte de l'internet"
(...) "l'objectif retenu est la mise en place, dans un délai de deux
ans, de 2500 espaces". La circulaire précise le statut des EPN qui "ne
sont pas une structure propre à l'Etat. Il s'agit d'un « label » visant
à reconnaître les initiatives prises aussi bien par les services de
l'Etat, les collectivités locales, les établissements publics, ou encore
les associations, dès lors que sont respectées un ensemble de
conditions.L'accord de l'organisme se manifeste par l'adhésion à une
charte que vous trouverez jointe à la présente circulaire."
Les EPN
doivent notamment accepter les engagements suivants :
- offrir une offre
d'accès d'au moins deux heures à l'internet ;
- proposer une première
formation générale reconnue par la délivrance d'un "passeport pour
l'internet et le multimédia" ;
- disposer d'au moins un animateur
multimédia qualifié.
Pour en savoir plus :
La
circulaire du 23 août 2001 relative à la mise en place des espaces
publics numériques, sur le site legifrance
http://www.internet.gouv.fr/accespublics, le site de la
Mission interministérielle pour l'accès public à la micro-informatique,
à l'internet et au multimédia (MAPI)
18 juillet 2001 : présentation en Conseil des
ministres du projet de loi modifiant la loi "informatique et liberté" du
6 janvier 1978
Marylise Lebranchu, garde des Sceaux, ministre de
la justice a présenté un projet de loi relatif à la protection des
personnes à l'égard des traitements de données à caractère personnel.
Ce texte modifie la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique,
aux fichiers et aux liberté et doit notamment assurer la transposition
de la directive européenne du 24 octobre 1995 relative à la protection
des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère
personnel et à la libre circulation de ces données.
Le texte présente
quatre modifications principales à la loi de 1978 :
- le renforcement des
droits fondamentaux des personnes dès lors que des données font l’objet
d’un fichier, sous forme d’un traitement automatisé ou non, ainsi que le
renforcement des obligations pesant sur les responsables de ces
traitements
-
Le renforcement des pouvoirs de la Commission nationale de
l’informatique et des libertés (CNIL), notamment en matière
d’investigation, d’injonction et de sanction administrative
- la
rationalisation des formalités préalables exigées pour la création d’un
traitement automatisé de données à caractère personnel
- la prise en
compte du caractère international de l’utilisation des traitements de
données, par un encadrement des transferts de données vers des Etats
n’appartenant pas à la Communauté européenne.
Pour en savoir plus
:
Le communiqué du Conseil des ministres du 18 juillet
2001, sur le site du Premier ministre
Le
texte du projet de loi, sur le site legifrance.gouv.fr
La loi du 6
janvier 1978, sur le site de la CNIL
La directive européenne 95/46/CE du 24 octobre 1995, sur
le site europa
16 juillet
2001 : L'ART publie les résultats de la consultation publique sur les
principes et les conditions de mise en oeuvre du protocole ENUM
(création de noms de domaine Internet à partir des numéros de
téléphone)
L'Autorité de régulation des télécommunications a
rendu publique la synthèse des réponses à la consultation publique
qu'elle a organisée avec le secrétariat d'Etat à l'industrie sur le
projet ENUM du 23 mai au 12 juin dernier. ENUM est un protocole défini
par l'Internet Engineering Task Force (IETF) qui permet de créer des
noms de domaine Internet à partir des numéros de téléphone et de les
associer à des services de communication (service téléphonique, mail,
fax, messagerie unifiée, …). Il s'agit du premier projet réellement
convergent entre le monde de l'Internet et celui des télécommunications,
mêlant des aspects de numérotation avec des aspects de nommage et
d'adressage sur Internet.
Pour en savoir plus :
Le
communiqué de l'ART
10 juillet
2001 : Claude Bartolone, ministre délégué à la Ville, lance un plan de
développement de l’internet dans les quartiers populaires
Développer l’internet dans les quartiers populaires et combler
ainsi le fossé numérique : c'est l'objectif des mesures qu'a présentées
le 10 juillet, lors d'une conférence de presse, Claude Bartolone, le
ministre délégué à la Ville.
Un plan qui s'inscrit parfaitement dans
la continuité du Comité
interminitériel pour la société de l'information (CISI) du 10 juillet
2000 et du CIADT
(Comité interministériel de l'aménagement et du développement du
territoire) de la veille.
Trois décisions ont été plus
spécialement mises en avant par le ministre :
- dégagement d'un
budget de 50 MF destinés à financer 1000 Espaces Publics Numériques (EPN) dans les quartiers
prioritaires de la politique de la ville;
- diffusion d'un guide sur
les EPN auprès des élus, des associations et des services de l’Etat.
Comportant de nombreux exemples, il analyse les réussites en matière
d’accès à l’Internet dans les quartiers populaires. Les EPN ont pour
vocation de rendre accessibles à tous l’usage et la formation aux
nouvelles technologies.
- lancement de la 3ème édition du label
"Villes Internet", opération nationale initiée par l’association VECAM
et placée sous le haut patronage du ministre délégué à la ville et
destinée à distinguer les réalisations les plus exemplaires des communes
en matière de nouvelles technologies. Cette année près de 150 villes
seront en concurrence (contre 87 en 1999 et 2000).
Pour en savoir
plus :
Le guide sur les Espaces
Publics Numériques (EPN) du ministère délégué à la Ville
Pour se
procurer ce guide dans sa version papier :
Service de communication
de la délégation interministérielle à la ville
Fax : 01 49 17 47 01
Tél : 01 49 17 46 14
Le site des Points d'accès publics à l'internet
Le site des "Villes
internet"
9
juillet 2001 : (CIADT à Limoges) - le gouvernement annonce, un an après
le
dernier CISI, une série de mesures destinées à assurer l'accès de
tous aux réseaux et soutenir ainsi l'effort des collectivités locales.
Pour éviter qu'un fossé numérique ne se
creuse entre les territoires. Objectifs : 100% de couverture pour les
mobiles d'ici 2004 (une enveloppe de 10 milliards de francs débloquée
par l'Etat), l'accès de tous au haut débit d'ici 2005 (1,4 milliard
co-financé par l'Etat - 500MF -, les opérateurs des réseaux GSM et les
collectivités locales).
Pour en savoir plus :
Dossier
en ligne, sur ce site
9
juillet 2001 : "Internet et la collecte de données personnelles auprès
des mineurs"
Rapport rendu public par la CNIL à l'occasion de la
présentation de son rapport d'activité 2000
2
juillet 2001 : l'Autorité de régulation des télécommunications (ART)
présente son rapport d'activité 2000.
Discours de Jean-Michel Hubert, son président, sur le
site du CSA
28 juin 2001 : le texte
qui assouplit les règles d'intervention des collectivités locales dans
le développement des infrastructures de télécommunications a été voté
définitivement
Dès le Comité interministériel pour la
société de l’information (CISI) du 19 janvier 1999, le gouvernement
avait décidé d’assouplir les conditions d’intervention des collectivités
locales dans les infrastructures de télécommunication. Le vote de
l’article 17 de la loi d’orientation sur l'aménagement et le
développement durable du territoire, qui a repris en partie les
propositions gouvernementales, a engagé cet assouplissement. Mais
celui-ci restait encore insuffisant. C’est pourquoi le Gouvernement a
souhaité proposer de nouvelles dispositions, rendues publiques lors du
Comité interministériel pour la société de l’information qui s’est tenu
le 10 juillet 2000. Suite à une consultation auprès des acteurs locaux,
un nouveau dispositif a donc été présenté sous la forme d'un amendement
du gouvernement qui modifie l'article 17 de la loi d'orientation sur
l'aménagement et le développement durable du territoire.
Pour en savoir plus :
- Article
19 de la loi portant diverses dispositions d'ordre social, éducatif et
culturel (DDOSEC)
- Dispositions relatives à l'intervention des collectivités
territoriales sur les réseaux de télécommunications - 17 juillet
2001
- discours du Premier ministre à Castres, le 15 décembre
2000
13 juin 2001 :
le projet de loi "Société de l'information" a été approuvé en Conseil
des ministres.
Ce texte constitue une nouvelle étape dans le
processus d'adaptation du droit français à la société de l'information
qui s'est récemment traduit par la loi du 13 mars 2000 portant
adaptation du droit de la preuve aux technologies de l'information et
relative à la signature électronique et par le décret du 12 septembre
2000 modifiant le code des postes et télécommunications et relatif à
l'accès à la boucle locale.
Ce projet de loi, qui transpose la
directive européenne du 8 juin 2000 sur le commerce électronique, a pour
objectif essentiel de promouvoir la confiance dans les échanges
électroniques et de contribuer à la démocratisation de l'usage de
l'internet.
Les principales dispositions du projet de loi sont les
suivantes :
- il favorise l'accès des citoyens à l'information
sous forme numérique ;
- il garantit la liberté de
communication en ligne ;
- il clarifie le cadre juridique
applicable au commerce électronique ;
- il favorise le
développement des réseaux numériques ;
- enfin, il renforce
les moyens de lutte contre la cybercriminalité.
Pour en savoir plus
:
- Dossier
complet "lsi" sur ce site
Contact presse : secrétariat
d'Etat à l'industrie (Cabinet) - Catherine Laroque, 01 53 18 44
85
ministère des l'Economie, des finances et de l'industrie
(Direction des relations avec les publics et de la communication -
Jean-François Gontiès, 01 53 18 88 65 -
jean-francois.gonties@dircom.finances.gouv.fr
31 mai 2001 : création officielle du Forum des Droits sur
l'internet
Isabelle Falque-Pierrotin, maître des requêtes au
Conseil d'Etat, ainsi que les membres fondateurs de l'association, ont
présenté officiellement le Forum des Droits sur l'internet - les valeurs
et les missions, l'organisation et l'orientation des premiers travaux -
à l'occasion d'une conférence de presse dans les locaux de CanalWeb,
retransmise en direct sur internet.
Pour mémoire, suite aux
propositions publiées en 1998 dans le rapport du Conseil d'Etat sur
"Internet
et les réseaux
numériques"
et approfondies, en juin 2000, par le député Christian Paul dans son
rapport intitulé "Du droit et des
libertés sur
l'internet",
le Premier ministre avait déclaré le 1er mars 2001 : "L’association "
forum des droits sur l’internet ", mise en place sur une proposition du
rapport que m’avait remis Christian PAUL, va dans ce sens. Avec le
soutien de l’État, elle proposera à tous les internautes une information
en ligne précise et exhaustive de nature à renforcer leur responsabilité
et leur confiance" - Discours
prononcé à l'occasion de l'ouverture de la Fête de l'internet à
Matignon - 1er mars 2001
Cet organisme, fruit d'une réflexion
collective, prenant acte de l'interdépendance des acteurs publics et
privés sur le réseau et de l'évolution rapide des technologies, a pour
ambition de devenir un lieu permanent de dialogue et de réflexion sur
les enjeux juridiques et de société de l'internet . Dialogue et
réflexion entre professionnels, instances publiques et utilisateurs
destinés à contribuer à l'élaboration des règles et des usages.
Le
Directeur de la direction du développement des médias (DDM), Christian
Phéline, a été choisi par la Premier ministre pour assurer la liaison
entre le forum et l'administration en tant qu'observateur. Il assiste
aux réunions du Conseil d'administration avec voix consultative, se fait
l'écho des besoins des administrations et assure la diffusion des
recommandations du Forum auprès de l'administration.
La dimension
internationale sera au coeur de ses travaux : la volonté du Forum est de
favoriser un rapprochement des positions internationales et de
développer, à ce niveau aussi, de nouvelles formes de
dialogue.
Pour en savoir plus :
- Le site du Forum
des droits sur l'internet - http://www.foruminternet.org/
- Intervention
du Premier ministre à l'occasion de la Fête de l'internet - 1er mars
2001
- "Du droit et des
libertés sur l'internet", rapport de Christian Paul - juin
2000
-
(Espace "Mission de préfiguration pour la création d'un organisme de
"corégulation" de l'internet" - novembre 1999/ avril 2000)
- "Internet
et les réseaux numériques" - Etude du Conseil d'Etat - juillet
1998
4 mai 2001 : ouverture
d'un forum sur le régime linguistique des brevets européen
La Conférence intergouvernementale de Londres (16 et 17
octobre 2000) sur la réforme du système des brevets en Europe a réuni
les ministres en charge de la propriété industrielle de 19 Etats membres
de l'Office Européen des Brevets (OEB). Les Etats qui vont prochainement
adhérer à l'OEB ont assisté à la Conférence en tant qu'observateurs, de
même que la Commission Européenne, l'UNICE et l'EPI (qui représente les
professionnels de la propriété industrielle). La délégation française
était conduite par Christian Pierret, secrétaire d'Etat à
l'Industrie.
L'intention du gouvernement français est de concilier la
défense de la langue française comme langue technique avec l'intérêt des
entreprises innovantes et des chercheurs. Or, le projet d'accord, tout
en présentant des caractéristiques intéressantes pour les déposants,
suscite des interrogations. Le gouvernement français a donc annoncé à
Londres que la France ne pouvait à ce jour envisager la signature de
l'accord proposé et qu'il décidait de poursuivre les consultations, en
consultant toutes les parties intéressées. C'est ainsi qu'il a mandaté
Georges Vianès, conseiller-maître à la Cour des Comptes, pour mener une
"mission de concertation et de propositions sur le régime
linguistique des brevets européens", à la suite de laquelle il arrêtera
sa position.
Dans ce but un forum, axé sur trois thèmes, est
ouvert :
Thème 1 : moderniser le brevet européen en réduisant son
coût
Thème 2 : garantir la place de la langue française comme langue
technologique
Thème 3 : faciliter l'évolution future du système
européen des brevets
Pour participer au forum : http://www.finances.gouv.fr/forum/brevet/sommaire.phtml
Animateur-modérateur
du forum : Frédéric Cholé, conseiller auprès de Georges Vianès - frederic.chole@finances.gouv.fr
11 avril 2001
: réunion d'installation du Conseil stratégique des technologies de l'information,
présidée par le Premier ministre
5 avril 2001 : état
d'avancement et calendrier des chantiers législatifs sur la société
de l'information
12 avril 2001 : le Premier ministre installe
le csti dont la mission est de conseiller le Gouvernement en
matière de développement des technologies de l'information en France
Le Premier ministre a installé aujourd'hui le Conseil stratégique
des technologies de l'information (csti). Cette instance
regroupe 23 personnalités de l'entreprise et de la recherche. Sa création
a été décidée lors du comité interministériel pour la société de l'information
du 10 juillet 2000. Le csti
a pour mission de conseiller le Gouvernement en matière de développement
des technologies de l'information en France. Il doit notamment éclairer
les choix en matière de recherche et de développement, sur les dispositifs
de soutien à l'innovation et sur les moyens d'accroître la formation
de compétences en TIC. Outre son rôle d'éclairage des pouvoirs publics,
il peut jouer un rôle d'information et d'alerte des acteurs français
de ces secteurs. A travers le secrétariat assuré par le conseil général
des technologies de l'information, il dispose d'un budget d'études.
Il est prévu que le csti
se réunisse au moins trois fois par an. Dans l'intervalle, des groupes
de travail réunissant administrations et acteurs privés, notamment
des experts désignés par les membres du csti, doivent permettre, sous l'égide du Secrétaire général,
d'instruire les propositions et les thèmes issus des séances du csti.
Ces travaux seront publics, et pourront faire l'objet de consultations
ouvertes.
Pour en savoir plus :
- Le comité interministériel pour la société de l'information
(CISI) du 10 juillet 2000
- Le décret du 7 novembre 2000 portant création d'un conseil
stratégique des technologies de l'information (csti)
- Le site du csti
31 mars
2001 : signature
électronique - publication du premier decret d'application de la loi
du 13 mars 2000 (Dossier en ligne sur ce site)
23 mars 2001 : "
Qualité et sites internet sur la santé "- un projet destiné à permettre
aux internautes de juger de la qualité de ce type de site
Le
domaine de la " e-santé " se développe rapidement avec une grande
hétérogénéité dans la qualité des informations et des services proposés
aux internautes. Pour l'internaute, il n'existe pas de repère clair lui
permettant de juger de la qualité de ce qu'il lit ou des services qu'il
utilise. L'internaute se trouve dans un espace tout autre que celui
auquel il était précédemment confronté avec les médias classiques.
Partant de ce constat, le ministère de l'Emploi et de la solidarité,
en étroite collaboration avec le Conseil national de l'Ordre des
Médecins, a lancé, en septembre 2000, le projet "qualité des sites
e-santé". Objectifs :
- dégager un
certain nombre de règles qui pourrait permettre à l'internaute de se
faire lui-même une opinion sur la qualité du site qu'il consulte;
- assurer à
l'usager que ceux qui se réclament de ces règles les respectent bien;
- faire en sorte
que ces règles soient adaptées et mises à jour au fur et à mesure que
des nouveaux services se développent sur Internet, grâce à une
structure pérenne.
Ce projet associe tous les
acteurs concernés :
- d'une part, des représentants des usagers et
des représentants de structures ou d'institutions légitimes pour parler
de la qualité des informations et des services de santé : l'UNAF (Union
nationale des associations familiales), l'APF (Association des paralysés
de France), ordres nationaux des professionnels de santé, université,
centres hospitaliers universitaires et non universitaires, l'INSERM
(Institut national de la santé et de la recherche médicale), le CNRS
(Centre national de recherche scientifique), l'AFSSAPS (Agence française
de sécurité sanitaire des produits de santé), l'ANAES (Agence Nationale
d'Accréditation et d'Evaluation en Santé) , CNIL (Commission nationale
de l'informatique et des libertés) , et des personnalités qualifiées
;
- d'autre part, les promoteurs et les créateurs de sites qui ont eu
l'occasion de se déclarer concernés par une telle démarche, les
opérateurs et fournisseurs d'accès, l'industrie pharmaceutique, les
acteurs de la protection sociale obligatoire, les mutuelles et les
assureurs.
Pour en savoir plus :
Santé,
informatique et libertés, un dossier de la CNIL (mars 2001) :
une note de synthèse
et des recommandations
Charte pour la
communication sur internet des entreprises pharmaceutiques (sur le
site de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de
santé)
Contact :
Docteur Bertrand Lukacs, coordinateur du
projet, mandaté en juin 2001 par le ministère de l'emploi et de la
solidarité et le secrétariat d'état à la santé. lukacs@imaginet.fr
1er mars 2001 : Lionel Jospin, en ouverture de la Fête de
l'Internet à Matignon, souligne que "la sécurité des
transactions commerciales doit être garantie et le contenu des propos
échangés obéir à certaines règles".
Le Premier ministre a
également indiqué qu'il souhaitait une accélération du "mouvement
vers l'accès au haut débit et (...) l'amélioration des conditions
tarifaires"
Discours
du Premier ministre en ouverture de la Fête de l'Internet , sur le
site du Premier ministre
11
janvier 2001 : Lionel Jospin souhaite que l'année 2001
"permette l'apparition d'une offre d'accès illimité" à internet
"accessible à tous par une ligne téléphonique ordinaire"
Pour en
savoir plus :
- discours du Premier ministre
- dossier de presse sur le site du Secrétariat d'Etat à
l'Industrie
1er
janvier 2001 : dégroupage de la boucle locale/ ouverture
de la phase commerciale
Réalisations
2000
15 décembre 2000 : un
cadre assoupli et simplifié pour les collectivités locales
souhaitant créer des infrastructures de télécommunications
Pour
en savoir plus :
- discours du Premier ministre à Castres
- Nouvelle
rédaction de l'article 17, en date du 10 mai 2001, de la loi
d'orientation et d'aménagement du territoire
1er août 2000 :
responsabilité respective sur les contenus des fournisseurs d'accès
internet et des hébergeurs
Ce que dit la nouvelle loi relative
à la liberté de communication
C'est dès le titre 1er de la
nouvelle loi no 2000-719 du 1er août 2000 modifiant la loi no 86-1067 du
30 septembre 1986 relative à la liberté de ommunication que sont
précisées les responsabilités - tout à fait distinctes- des fournisseurs
d'accès internet et des hébergeurs par rapport aux contenus. En voici le
texte in extenso .
"TITRE Ier
DU SECTEUR PUBLIC DE LA
COMMUNICATION AUDIOVISUELLE
Article 1er
Le titre II de la loi no
86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication est
complété par un chapitre VI ainsi rédigé :
« Chapitre VI «
Dispositions relatives aux services de communication en ligne autres que
de correspondance privée
« Art. 43-7.
- Les personnes physiques
ou morales dont l'activité est d'offrir un accès à des services de
communication en ligne autres que de correspondance privée sont tenues,
d'une part, d'informer leurs abonnés de l'existence de moyens techniques
permettant de restreindre l'accès à certains services ou de les
sélectionner, d'autre part, de leur proposer au moins un de ces
moyens.
« Art. 43-8.
- Les personnes physiques ou morales qui
assurent, à titre gratuit ou onéreux, le stockage direct et permanent
pour mise à disposition du public de signaux, d'écrits, d'images, de
sons ou de messages de toute nature accessibles par ces services, ne
sont pénalement ou civilement responsables du fait du contenu de ces
services que : « - si, ayant été saisies par une autorité judiciaire,
elles n'ont pas agi promptement pour empêcher l'accès à ce contenu ;
Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du
Conseil constitutionnel no 2000-433 DC du 27 juillet 2000.
« Art.
43-9.
- Les prestataires mentionnés aux articles 43-7 et 43-8 sont
tenus de détenir et de conserver les données de nature à permettre
l'identification de toute personne ayant contribué à la création d'un
contenu des services dont elles sont prestataires. « Ils sont également
tenus de fournir aux personnes qui éditent un service de communication
en ligne autre que de correspondance privée des moyens techniques
permettant à celles-ci de satisfaire aux conditions d'identification
prévues à l'article 43-10. « Les autorités judiciaires peuvent requérir
communication auprès des prestataires mentionnés aux articles 43-7 et
43-8 des données mentionnées au premier alinéa. Les dispositions des
articles 226-17, 226-21 et 226-22 du code pénal sont applicables au
traitement de ces données. « Un décret en Conseil d'Etat, pris après
avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés,
définit les données mentionnées au premier alinéa et détermine la durée
et les modalités de leur conservation.
« Art. 43-10.
- I. - Les
personnes dont l'activité est d'éditer un service de communication en
ligne autre que de correspondance privée tiennent à la disposition du
public : « - s'il s'agit de personnes physiques, leurs nom, prénom et
domicile ; « - s'il s'agit de personnes morales, leur dénomination ou
leur raison sociale et leur siège social ;
« - le nom du directeur ou
du codirecteur de la publication et, le cas échéant, celui du
responsable de la rédaction au sens de l'article 93-2 de la loi no
82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle ;
« - le
nom, la dénomination ou la raison sociale et l'adresse du prestataire
mentionné à l'article 43-8. « II. - Les personnes éditant à titre non
professionnel un service de communication en ligne autre que de
correspondance privée peuvent ne tenir à la disposition du public, pour
préserver leur anonymat, que le nom, la dénomination ou la raison
sociale et l'adresse du prestataire mentionné à l'article 43-8, sous
réserve de lui avoir communiqué les éléments d'identification
personnelle prévus au I. »
la décision du Conseil constitutionnel
suite au recours d'une soixantaine de députés
"Ont été enfin
censurées d'office, comme trop imprécises au regard des exigences
imposées à la loi par l'article 34 de la Constitution en matière de
détermination des crimes et délits, les dispositions de l'article 1er de
la loi déférée qui mettaient en jeu la responsabilité pénale des
personnes fournissant des prestations d'hébergement (serveurs), lorsque
« ayant été saisies par un tiers estimant que le contenu qu'elles
hébergent est illicite... elles n'ont pas procédé aux diligences
appropriées ». Extrait du communiqué de presse du Conseil
constitutionnel - 27 juillet 2000
Pour en savoir plus :
Dossier
sur ce site
4 juillet 2000 : la CNIL lance trois nouveaux chantiers
de réflexion concernant l'internet
La Commission nationale de
l'informatique et des libertés (CNIL), par la voix de son président
Michel Gentot, a annoncé qu'elle ouvrait trois grands chantiers de
réflexion autour de l'internet et venait de proposer la création, pour
les sites, d'un label européen de protection des données.
Le
premier chantier est celui de la "cyber surveillance" des salariés dans
l'entreprise : "(...) les messages électroniques reçus ou envoyés
peuvent être conservés et lus par d'autres que leurs destinataires
naturels" prévient la Commission.
Le deuxième chantier de
réflexion concerne la diffusion de décisions de justice nominatives.
"Ces arrêts et jugements peuvent comporter les noms des personnes et
parfois leur adresse, ils peuvent être accessibles par des moteurs de
recherche (...)", explique Michel Gentot.
Le troisième chantier
ouvert par la CNIL est celui de l'utilisation commerciale de ses propres
données sur internet.
Enfin, la CNIL a proposé à l'ensemble de ses
partenaires européens de mener une réflexion sur la création d'un label
de protection des données européennes. Ce label pourrait être accordé à
l'ensemble des sites, européens ou non, qui s'engagent à informer les
internautes de leurs droits à mettre en oeuvre les garanties qui sont
reconnues par la directive européenne.
29 juin 2000 : Christian Paul, député de la
Nièvre, a remis au Premier ministre les conclusions de son rapport sur
la corégulation de l'internet
Chargé en novembre dernier par le
Premier ministre d'une mission de réflexion sur la corégulation de
l'internet, Christian Paul a remis à Lionel Jospin les conclusions de
son rapport jeudi 29 juin à 10h. Cette rencontre était suivie d'une
conférence de presse à l'Assemblée nationale. Sur le site que vous êtes
en train de consulter, un
espace spécifique dédié à la mission vous a permis de suivre son
déroulement, lire les principales contributions officielles, et exprimer
votre avis sur le sujet à travers un forum. L'ensemble de ces éléments
est, bien entendu, toujours accessible.
Quant au rapport lui-même,
il est disponible
sur ce site depuis le 29 juin à 11 heures
Pour en savoir plus
:
"Du droit et des libertés sur l'internet", rapport de Christian
Paul :
- intégral
- synthèse
Espace
"Mission de préfiguration pour la création d'un organisme de
"corégulation" de l'internet" - novembre 1999/ avril 2000
28 juin 2000 : adoption définitive du texte de
loi relatif à la liberté de communication
Ce texte - intitulé,
auparavant, "réforme de l'audiovisuel" - qui vise, notamment, à
renforcer la place du secteur public et à définir un cadre juridique
pour le développement de la télévision numérique hertzienne, a été
adopté définitivement à l'Assemblée nationale. Certains articles ont
trait à l'internet et aux responsabilités des différents acteurs sur le
réseau.
Extraits de l'intervention de Catherine Tasca,
ministre de la Cullture et de la communication, le 28 juin à
l'Assemblée nationale, lors de la lecture définitive :
"Pour
l'Internet, ce projet marque une première étape du travail auquel le
Gouvernement se consacre depuis plusieurs mois afin d'adapter notre
droit à la nouvelle économie et de donner accès du plus grand nombre à
cette nouvelle ressource, tout en garantissant aux citoyens les
protections auxquelles ils ont droit.
En insérant ses premières
dispositions en la matière dans un texte traitant de la liberté de
communication, le Gouvernement veut signifier que c'est bien dans un
esprit de liberté qu'il compte légiférer pour l'Internet.
A cet
égard, je souhaite dissiper deux inquiétudes exprimées hier encore au
Sénat. On prétend que le principe d'identification mettrait en cause les
services d'expression publique -les ´ chats ª et les ´ forums ª. Ce
n'est pas le cas : l'auteur d'une contribution à un tel service n'étant
pas un éditeur, il n'a pas à s'identifier, et le prestataire n'est tenu
que de communiquer les données techniques et l'adresse du courrier
électronique dont il dispose. Ces services, qui ne constituent pas une
activité de stockage direct et permanent, ne sont d'ailleurs pas visés
par le présent texte.
On s'inquiète par ailleurs de ce que doit faire
un prestataire lorsqu'il a directement connaissance d'un contenu
illicite. Les choses sont très claires : comme citoyen, il doit
apprécier en conscience ; comme professionnel, il doit accomplir les
diligences appropriées que nous avons déjà évoquées ensemble, et en
particulier saisir l'autorité judiciaire, à laquelle il ne se substitue
pas, comme l'a rappelé Mme Guigou.
La présence de l'Internet dans ce
projet montre que nous voulons mettre au premier plan la question des
contenus et des conditions de leur production.
C'est pourquoi le
Gouvernement s'est déjà attelé à l'élaboration d'une loi sur la société
de l'information."
Pour en savoir plus :
Compte-rendu
de la lecture définitive à l'Assemblée nationale, le 28 juin 2000 Dossier
sur le site de l'Assemblée nationale Dossier
sur le site du ministère de la Culture et de la communication Forum
(clos) : "Télévision numérique hertzienne"
23 juin 2000 : le rapport d'activité de l'ART (Autorité de régulation
des télécommunications) est disponible
Le rapport d'activité 1999
de l'ART (Autorité de régulation des télécommunications) est disponible
en français et en anglais, version papier. Pour l'obtenir, il suffit de
remplir le
formulaire en ligne et d'en régler le montant (150F pour la version
française, 250F pour l'anglaise + frais de port).
8 juin 2000 : des expérimentations techniques et commerciales de
"dégroupage" pourraient être lancées dès juillet
L'Autorité de
régulation des télécommunications (ART)vient d'annoncer que des
expérimentations techniques et commerciales de "dégroupage de la boucle
locale" pourraient être lancées le 3 juillet prochain.
Ces
expérimentations permettront de tester dès cet été les conditions
techniques et tarifaires de l'accès à la paire de cuivre nue en vue
d'une mise en úuvre commerciale fin 2000.
Rappelons que le
"dégroupage" du réseau de France Télécom, dans le cadre de l'ouverture
de celui-ci à la concurrence, permettrait aux concurrents de l'opérateur
historique de louer la partie finale du réseau téléphonique vers
l'abonné. Les opérateurs privés placeraient alors leurs propres
équipements sur le réseau et offriraient dans des conditions équitables
un accès rapide à l'internet par la technologie ADSL (asymetric digital
suscriber line) pour tous.
Pour en savoir plus
Le
calendrier, les zones d'expérimentation et les opérateurs concernés
7 juin 2000 : la liste complète des opérateurs de télécommunications
en France mise à jour
L'Autorité de régulation des
télécommunications (ART) met à jour régulièrement la liste des
opérateurs de télécommunications autorisés en France. On trouve donc
dans ce document en ligne sur le site Web de l'ART l'ensemble des
opérateurs auxquels ont été attribués les différents types de licences :
licence complète, licence d'opérateur de réseaux, licence de fournisseur
de service téléphonique au public, licence mobile, boucle locale
radio...
Pour en savoir plus
La liste
des opérateurs de télécommunications autorisés en France
6 juin 2000 : Publicité et net économie
Les revenus du
secteur de la publicité sur internet ont connu en 1999 une croissance de
353% pour atteindre 516 millions de francs. Cependant cela ne représente
encore que 0,61% des dépenses de publicité en France. La capacité de
croissance est donc encore très forte. C'est un marché qui est en voie
de structuration et de maturation. le gouvernement entend accompagner et
faciliter cette croissance. Lors d'un colloque sur la publicité et la
Net économie, Catherine tasca, a abordé la question de l'accès à la
publicité télévisée de sites internet d'entreprises de secteurs
interdits.
Allocution
de Catherine Tasca à l'occasion du colloque Publicité et Net
économie organisé à l'Assemblée nationale, 30 mai 2000
16 mai 2000 : naissance de l'office central de lutte contre
la criminalité liée aux technologies de l'information et de la
communication
Le Journal Officiel du 16 mai 2000 publie le
décret "portant création de l'office central de lutte contre la
criminalité liée aux technologies de l'information et de la
communication" Créé au ministère de l'Intérieur, cet office est chargé
d'animer et de coordonner, au niveau national, la mise en oeuvre
opérationnelle de la lutte contre les auteurs d'infractions spécifiques
à la criminalité aux technologies de l'information et de la
communication. Il procédera à tous actes d'enquête, et apportera
notamment assistance aux services de la police nationale, de la
gendarmerie nationale, de la direction générale des douanes et droits
indirects, de la direction générale de la concurrence, de la
consommation et de la répression des fraudes et de tout autre service.
Pour en savoir plus :
Décret
portant création d'un office central de lutte contre la criminalité liée
aux technologies de l'information et de la communication, 15 mai
2000
21 avril 2000 : la clé cryptographique de 109 bits trouvée au bout de
quatre mois de calcul avec près de 10000 ordinateurs et l'assistance de
1300 internautes
Quatre chercheurs de l'INRIA (Institut National
de Recherche en Informatique et en Automatique) ont répondu au défi
lancé en 1997 par l'entreprise canadienne de cryptographie Certicom. Ils
ont trouvé la clé cryptographique de 109 bits au bout de quatre mois de
calcul distribué sur près de 10000 ordinateurs avec l'assistance de 1300
internautes dans une quarantaine de pays. Sur une machine de 450 MHz, le
calcul aurait duré 500 ans.
Pour en savoir plus :
nouveau record en
cryptographie à clé publique : l'INRIA organise un calcul distribué
avec l'aide des internautes du monde entier, communiqué de l'INRIA, 13
avril 2000
7 avril 2000 :
Lionel Jospin s'exprime sur la propriété intellectuelle
"Il
est (...) nécessaire d'harmoniser les règles relatives à la propriété
intellectuelle, d'une part, et au commerce électronique, d'autre part.
Deux directives sont en préparation, qui permettront aux organes de
presse de mettre rapidement les contenus de vos publications en ligne,
de protéger ceux-ci de toute tentative de pillage et de reproduction
illicite et d'assurer aux éditeurs la sécurité juridique dont ils
estiment légitimement avoir besoin. La négociation de ces deux textes a
connu des avancées importantes et c'est une excellente chose. Le
Gouvernement français a, de son côté, engagé une réflexion en vue de
proposer au Parlement une loi sur la société de l'information. Ce projet
comprendra un volet relatif aux questions de propriété intellectuelle,
sur lequel le ministère de la culture et de la communication a lancé une
large concertation " a déclaré le Premier ministre, le 7 avril 2000,
devant l'association européenne des éditeurs de journaux
Réalisations 1999
26 juillet
1999 : aspects juridiques -
ouverture d'un nouveau nom de domaine ".nom.fr"
L'AFNIC
permettra aux particuliers d'ouvrir leur propre nom de domaine.
Conditions de mise en oeuvre :
- syntaxe : "patronyme
obligatoirement suivi d'un champ libre" suivi de ".nom.fr". Le patronyme
et le champ libre sont séparés par un tiret. Par exemple :
"martin-jean-pierre.nom.fr" (jean-pierre étant le prénom d'usage) ou
"martin-le-voyageur.nom.fr",
- justificatifs(*) : pièce nationale
justifiant de la majorité (Carte Nationale d'Identite, Permis de
conduire ou carte de séjour) plus un justificatif de domicile de moins
de trois mois (facture EDF-GDF, téléphone),
- un seul domaine par
déposant. Le contrôle s'effectue sur la date et le lieu de naissance
figurant sur les justificatifs,
- option : inscription du demandeur
en "liste rouge" ; aucune information privée relative au demandeur n'est
donnée : seules sont disponibles les informations techniques du nom de
domaine (contact technique, FAI, DNS),
- coût de création facturé
par l'AFNIC aux FAI : 150 F HT pour les FAI "option 1" et 300 F HT pour
les FAI "option2", coût de maintenance : 100 F HT par an.
L'AFNIC
ouvrira vers la fin du mois de septembre un nouveau nom de domaine :
".com.fr".
Lle point sur l'état d'avancement du cadre législatif et réglementaire
de la société de l'information, en France et en Europe (commerce
électronique, droit d'auteur et droits voisins, la protection des
données personnelles et cryptologie) - 21 juin 1999
De nombreux
textes touchant à la société de l'information sont en cours d'examen au
niveau européen comme au niveau national.
Rapide tour d'horizon :
* mise à disposition des informations non confidentielles du
secteur public : la Commission européenne a publié un livre
vert qui propose un meilleur accès à l'énorme masse
d'informations détenues par le secteur public.
La
consultation publiquelancée par la Commission européenne le 20
janvier, a fini le 1er juin.
* commerce électronique et
cryptologie : une
proposition de directive de la Commission européenne sur les enjeux
juridiques du commerce électronique, 18 novembre 1998, est en
cours de négociation.
En France, le gouvernement a décidé de
libéraliser largement l'utilisation de la cryptologie. Cette
libéralisation est effective pour des moyens de cryptologie dont la
clé n'excède pas 120 bits.
* droit d'auteur et droits
voisins : une proposition modifiée de directive sur les droits d'auteur et les
droits voisins dans la société de l'information, 21 mai 1999,
vient d'être présentée par la Commission européenne.
*
données personnelles : le cadre juridique défini au sein de
l'Union européenne repose sur deux directives : l'une,
de 1995, relative à la protection des personnes physiques à l'égard
des traitements des données à caractère personnel et à la libre
circulation des données; l'autre, de 1997, spécifique au secteur
des télécommunications.
1er juin 1999 :
décision tarifaire "forfait
Internet" de France Télécom
L'Autorité de régulation des
télécommunications a fait connaître son avis
sur la décision tarifaire de France Telecom relative à la nouvelle
option tarifaire. Cette offre permet, moyennant le paiement d'un
abonnement de 100 francs TTC par mois (accès et communications), de
bénéficier d'un forfait de 40 heures de communication par bimestre ,
passées à certaines heures et à destination de 1, 2 ou 3
fournisseurs de services Internet privilégiés.
1er juin 1999
: développement de la
concurrence sur le marché local
L'Autorité de régulation des
télécoms a lancé, jusqu'au mardi 1er juin, une consultation publique sur
le développement de la concurrence sur le marché local.
Le
texte intégral de la consultation en lecture et en téléchargement
(sur le site de l'ART)
Le programme d'action gouvernemental http://www.internet.gouv.fr/francais/textesref/regul.htm
précisait déjà, en janvier 1998 que : "pour l'accès local, outre
l'essor de l'offre commerciale sur les réseaux câblés, il convient de
développer les expérimentations sur de nouvelles infrastructures (accès
sans fil au réseau local, par exemple), mais aussi les utilisations
nouvelles des infrastructures existantes, comme l'ADSL (Asynchronous
Digital Subscriber Line ou Réseau de raccordement numérique
asymétrique), qui permet de transmettre des signaux numériques haut
débit sur le réseau téléphonique classique."
Liberté d'expression sur internet : Dominique Strauss-Kahn,
ministre de l'Economie, des finances et de l'industrie, a
rappelé le 3 mars 1999, à l'Assemblée nationale, la nécessité d'une
législation sur internet de manière à garantir la sécurité des personnes
et la liberté d'expression.
Création, le 25 février 1999, par l'Autorité de régulation des
télécommunications (ART) d'un Observatoire
des accès à Internet sur le câble
- nouveaux tarifs France
Télécom : l'avis de l'ART (Autorité de régulation des
télécommunications) sur l'évolution du
tarif de l'abonnement téléphonique de France Télécom, la décision
sur les modifications apportées au catalogue d'interconnexion à partir
du 1er mars prochain, la
révision du coût du service universel 1999, février 1999
Appel public à commentaires sur la téléphonie sur IP : le
texte intégral de cet appel est disponible sur le site de l'ART
(Autorité de régulation des télécommunications) en lecture ou en
téléchargement, janvier 1999 (les réponses devront être transmises par
courrier électronique, fax ou courrier papier, avant le 23
avril 1999 à 12h00).
Réalisations 1998
Rapport du Conseil d'Etat
"Internet
et les réseaux numériques", juillet 1998
- accord de
principe du Conseil des ministres des télécommunications de l'Union
européenne, réuni le 19 mai 1998. Quatre lignes d'action : créer
un environnement sûr, développer les systèmes de filtrage et de
classification des contenus diffusés en ligne, encourager la mise en
oeuvre d'actions de sensibilisation des parents et des enseignants,
développer les actions de soutien (études, coordination avec des
initiatives nationales similaires...)
- recommandation sur la
protection des mineurs dans les services audiovisuels et d'information,
adopté par le Conseil de l'Union européenne en mai 1998.
-
déclarations ministérielles sur la protection de la vie privée, sur la
protection du consommateur, sur l'authentification des contrats et des
signatures électroniques et sur le cadre général de la fiscalité, conférence de
l'OCDE(en anglais et en français) à d'Ottawa, 7 au 9 octobre 1998.
Cryptologie
- rapport du Conseil d'Etat "Internet
et les réseaux numériques", juillet 1998
- "La
Réglementation française en matière de cryptologie", guide de
cryptologie du secrétariat d'Etat à l'Industrie
- appel
à projets Oppidum, lancé par le ministère de l'Economie, des
finances et de l'industrie, auprès des entreprises pour la réalisation
de produits de sécurité et pour la mise en place de systèmes de tiers de
séquestre. Cet appel à projets est doté de 300 millions de francs.
-
signature par le SCSSI (Service central de la sécurité des systèmes
d'information) d'un accord de reconnaissance mutuelle des certificats
délivrés sur la base des ISTEC à l'échelle européenne.
- accord de
Wassenaar signé, en décembre 1998, par 33 pays, dont la France et les
Etats-Unis. Cet accord interdit l'exportation sans licence de
dispositifs dont la clé de codage dépasse 56 bits, ainsi que celle de
systèmes de codage intégrés dans un logiciel (courriers électroniques ou
navigateurs) dont la clé excède 64 bits. Les exportations de mécanimes
de protection des oeuvres numériques sur internet sont libres.
Sécurité
-ouverture du site internet du SCSSI (Service
central de la sécurité des systèmes d'information). Objectif :
informer les entreprises et les administrations sur les modalités de
depôt des demandes d'agrément.