Compte-rendu
de
la
réunion
plénière
de
travail
du
CSTI,
le
28
octobre
2004
Consulter
le
compte-rendu
au
format
pdf
Le
Premier
ministre,
Monsieur
Jean-Pierre
RAFFARIN
a réuni
le
CSTI
à
l'Hôtel
Matignon
L'objet
de
ce
compte
rendu
n'est
pas
la
restitution
intégrale
des
interventions,
mais
bien
la
description
des
discussions
que
ces
débats
ont
suscités
et
de
leurs
conclusions.
Membres
participant
à
la
réunion
du
Conseil
:
M.
Jean
François
Abramatic
; M.
Thierry
Breton
; M.
Patrick
Cocquet
; M.
Jean
Pierre
Corniou
; M.
Michel
Dahan
; M.
Michel
Didier
; M.
Claude
Guéguen
; M.
Yves
Guillemot
; Mme
Simone
Halberstadt
Harari
; M.
Jean
Charles
Hourcade
; M.
Gilles
Kahn
; M.
Patrick
Le
Lay
; M.
André
Lévy
Lang
; M.
Philippe
Lemoine
; M.
Jean
Bernard
Lévy
; Mme
Colette
Lewiner
; M.
Joël
Monnier
; M.
Jean
Mounet
; Mme
Isabelle
Parize
; M.
Gilles
Pélisson
; M.
François
Henri
Pinault
; M.
Denis
Ranque
; M.
Gérard
Roucairol
; M.
Claude
Satinet.
Membres
excusés
:
M.
Alain
Bravo
; M.
Daniel
Kaplan
; M.
Arnaud
Lagardère
; M.
Grégoire
Olivier
; M.
Jacques
Stern
; M.
Serge
Tchuruk.
LA
REUNION
PLENIERE
Accueil
par
le
Premier
ministre,
M.
Jean-Pierre
RAFFARIN
Doté
d'une
nouvelle
vie
et
d'un
nouvel
élan,
le
CSTI
doit
être
le
lieu
où
se
dessinent
les
pistes
d'une
nouvelle
croissance,
nourrie,
soutenue,
accélérée
par
les
TIC.
Car
les
TIC
sont
un
moteur
décisif
de
la
croissance
économique
et
de
la
compétitivité.
Il
ne
s'agit
pas
seulement
d'améliorer
la
performance
du
secteur
des
TIC
en
France,
mais
de
mettre
les
TIC
au
service
de
la
performance
de
toute
notre
économie,
de
toutes
nos
entreprises.
Il
est
essentiel
de
retrouver
les
lignes
de
force
permettant
à
notre
pays
de
jouer
pleinement
les
cartes
dont
il
dispose
sur
la
scène
internationale,
en
tirant
parti,
mieux
que
d'autres
et
plus
vite
que
d'autres,
de
la
croissance.
La
diffusion
des
TIC
dans
nos
entreprises
et
dans
toute
notre
société
et
le
développement
de
la
recherche
et
de
l'innovation
en
ce
domaine
font
partie
de
ces
lignes
de
force.
Dans
cette
société
du
savoir,
dans
cette
économie
de
l'intelligence,
nous
avons
la
responsabilité
de
faire
le
pari
des
technologies
de
l'information.
Le
CSTI
doit
apporter
au
gouvernement
ses
propositions
à
partir
de
son
analyse
sur
la
cohérence
de
son
action
globale
en
faveur
de
la
société
de
l'information,
sur
les
défis
auxquels
elle
doit
répondre,
sur
la
qualité
de
son
architecture,
sur
ses
forces
et
ses
faiblesses,
sur
la
pertinence
de
ses
priorités.
Le
CSTI
doit
également
s'intéresser
aux
éléments
permettant
de
juger
dans
ce
domaine
de
la
situation
de
l'économie
française
sur
la
scène
internationale,
en
accordant
une
attention
particulière
aux
conditions
dans
lesquelles
les
entreprises
et
les
services
publics
mettent
en
uvre
les
technologies
de
l'information,
pour
générer
de
la
productivité
et
de
la
compétitivité,
par
rapport
à
ce
que
développent
leurs
principaux
compétiteurs
mondiaux.
Il
convient
enfin
que
la
situation
des
industries
du
secteur
des
technologies
de
l'information
soit
examinée
de
près,
à
la
fois
sous
l'angle
de
leur
performance
économique,
mais
également
avec
le
souci
de
continuer
à
développer
en
France
les
technologies
à
forte
valeur
ajoutée
qui
jouent
ou
joueront
demain
un
rôle
critique
dans
la
maîtrise
de
l'économie.
Le
Premier
ministre
a fixé
au
CSTI
cinq
thèmes
de
travail
et
de
réflexion
prioritaires
:
-
la
contribution
des
TIC
à
la
compétitivité
;
- l'accès
aux
nouveaux
usages
par
les
particuliers
;
- la
recherche
et
l'innovation
dans
le
domaine
des
TIC
;
- la
compétitivité
internationale
des
entreprises
du
secteur
des
TIC
;
-
le
développement
des
cursus
de
formation
relatifs
aux
TIC.
Intervention
du
président
délégué,
M.
Jean-Michel
HUBERT
Il
convient
d'organiser
notre
travail
:
-
d'une
part
pour
que
la
mise
en
uvre
du
plan
RESO
2007
se
poursuive
et
s'amplifie
efficacement
;
-
d'autre
part
pour
inscrire
les
enjeux,
connus
ou
potentiels,
dont
les
TIC
sont
porteuses,
dans
l'action
concertée
des
pouvoirs
publics
et
des
acteurs
économiques.
1
- UN
LIEU
D'ECHANGE
ENTRE
LE
GOUVERNEMENT
ET
LE
MARCHE
:
Réactif
car
si
le
délai
effectif
de
mise
en
place
des
nouvelles
technologies
est
parfois
plus
grand
qu'on
ne
l'imagine,
le
contexte
concurrentiel
peut
cependant
nécessiter
des
prises
de
position
rapides
qui
engagent
ou
préservent
l'avenir.
Ouvert
car
la
diversité
des
compétences
donc
vraisemblablement
des
positions,
réunies
autour
de
cette
table
est
une
exceptionnelle
valeur
ajoutée
que
le
partage
viendra
renforcer.
La
tâche
première
du
CSTI
n'est
pas
de
faire
des
rapports
sophistiqués
recherchant
une
unanimité
impossible,
voire
inutile,
mais
d'envoyer
des
signaux
simples
et
forts
sur
la
position
de
la
France
en
Europe
et
dans
le
monde,
notamment
quant
au
rythme
de
la
modernisation
du
secteur
économique,
de
la
pénétration
de
la
société
de
l'information,
donc
de
la
place
des
TIC
dans
la
croissance
et
l'emploi.
En
un
mot,
une
analyse
lucide
sur
la
résorption
des
faiblesses
et
la
valorisation
des
atouts.
Une
vision
commune
des
pouvoirs
publics
et
des
acteurs
économiques
est
nécessaire
à
une
action
coordonnée,
qui
favorise
des
stratégies
ambitieuses
au
niveau
international,
et
d'abord
avec
l'Europe
et
pour
l'Europe.
De
multiples
organismes
réalisent
des
études
approfondies
et
de
qualité
sur
des
aspects
particuliers.
En
raison
de
sa
place
et
grâce
à
sa
composition,
le
CSTI
s'attachera
non
pas
tant
à
être
"
une
structure
de
plus
"
commanditant
des
rapports
sur
des
aspects
ponctuels,
mais
à
proposer
les
termes
d'une
action
globale
et
coordonnée.
L'échange
direct
sera
déterminant
pour
partager
des
convictions
et
asseoir
la
confiance
dans
l'efficacité
de
cette
approche.
2
- MAIS
AUSSI
UN
LIEU
DE
REFLEXION
STRATEGIQUE
PARTAGEE
La
participation
personnelle
des
membres
du
Conseil,
pas
uniquement
parce
qu'elle
est
prévue
par
les
textes,
mais
parce
qu'elle
seule
permet
d'appréhender
à
bras
le
corps
des
idées,
les
anticipations,
les
choix
structurants,
susceptibles
non
seulement
d'assurer
le
développement
de
vos
entreprises
mais
également
la
compétitivité
de
l'économie.
Nos
efforts
pourraient
ainsi
porter
sur
la
mesure
de
l'appropriation
des
technologies
et
des
services
par
les
entreprises
et
les
particuliers,
ainsi
que
sur
la
place
de
l'innovation,
son
rôle
moteur,
son
niveau,
son
efficacité.
Dans
le
domaine
des
TIC
en
effet,
l'innovation
constitue
le
concept
central
de
l'efficacité
économique,
en
intégrant
les
activités
de
recherche,
de
développement
du
tissu
industriel,
et
les
besoins
futurs
du
marché.
Le
CSTI
ne
peut
raisonnablement
travailler
dans
ses
seules
réunions
plénières
dont
le
but
est
bien
d'arrêter
les
positions
qui
seront
exprimées,
mais
une
large
part
de
la
réflexion
et
de
l'analyse
devra
se
faire
dans
des
rencontres
à
plus
petit
effectif,
facilitant
des
échanges
plus
libres
et
plus
directs,
sur
des
thèmes
déterminés,
ce
qui
ne
prendra
véritablement
corps
que
dans
l'écho,
donc
le
dialogue
interactif,
que
le
gouvernement
voudra
bien
donner
en
retour
aux
propositions
du
CSTI.
*
*
*
LES
THEMES
DE
REFLEXION
-
Thème
A «
la
compétitivité
internationale
des
entreprises
du
secteur
des
TIC
»
- Thème
B «
La
recherche
et
l'innovation
»
- Thème
C «
La
contribution
des
TIC
à
la
compétitivité
»
-
Thème
D «
Les
particuliers
: accès
aux
nouveaux
usages
»
-
Thème
E
«
Le
développement
des
cursus
de
formation
»
Thème
A :
«
La
compétitivité
internationale
des
entreprises
du
secteur
des
TIC
»
Les
points
suivants
ont
été
soulignés
par
les
intervenants
:
-
Volume
: Le
chiffre
d'affaires
du
secteur
des
TIC
est
composé
à
70%
de
services,
et
à
30
% d'équipements
; Il
représente
5%
du
PIB
français
contre
8%
aux
États-Unis
; La
production
manufacturière
française
dans
ce
total
est
la
moitié
de
celle
des
États
Unis,
et
ce
poids
diminue
en
France
et
croît
aux
États-Unis
;
-
Exportations
et
échanges
internationaux
:
Les
échanges
mondiaux
d'équipements
TIC
ont
été
multipliés
par
trois
en
10
ans
; En
part
des
ces
échanges,
les
États-Unis
et
l'Union
Européenne
sont
stables,
et
le
Japon
en
baisse
; Au
sein
de
l'Union
Européenne,
Suède
et
Finlande
ont
cru,
tandis
que
le
Royaume-Uni,
l'Allemagne
et
la
France
ont
diminué.
Les
parts
de
marché
françaises
à
l'exportation
sont
la
moitié
de
celles
de
la
Grande-Bretagne
ou
de
l'Allemagne.
-
Compétitivité
:
Le
"
double
risque
de
perdre
deux
fois
"
a été
mentionné,
sur
la
compétitivité
par
les
coûts
(coûts
de
main
d'uvre
et
coûts
indirects),
et
sur
celle
par
l'innovation
et
la
réactivité.
La
R&D
en
TIC
en
France
représente
6%
de
la
valeur
ajoutée
des
TIC,
ce
qui
est
plutôt
légèrement
supérieur
à
la
moyenne
de
l'UE,
mais
inférieur
de
30%
aux
États-Unis.
Certains
pays,
comme
les
États-Unis,
la
Scandinavie
l'Asie
ou
l'Irlande
ont
augmenté
leur
productivité,
de
manière
différente
cependant
: par
la
différenciation
en
ce
qui
concerne
les
États-Unis
et
les
pays
scandinaves,
et
par
les
coûts,
de
main
d'uvre
pour
l'Asie,
et
fiscaux
pour
l'Irlande.
Récemment,
les
gains
de
productivité
ont
augmenté
plus
rapidement
en
France
: c'est
une
compétitivité
qui
ne
se
réduit
pas
seulement
aux
coûts.
-
Il
convient
d'élargir
le
concept
de
compétitivité
économique
à
celui
d'objectif
stratégique
: la
maîtrise
des
TIC
va
très
au-delà
de
l'aspect
marchand,
il
s'agit
de
l'indépendance
de
l'Europe.
Les
TIC
sont
au
cur
de
l'outil
national,
elles
ont
envahi
le
monde
de
la
Défense
comme
elles
ont
envahi
le
Civil
; cependant,
la
prise
de
conscience
reste
insuffisante.
Aujourd'hui,
ce
sont
les
TIC
civiles
qui,
en
retour,
tirent
les
TIC
militaires
et
celles
présentes
dans
la
sécurité
civile.
Les
TIC
accroissent
la
vulnérabilité
des
entreprises,
ainsi
que
les
opportunités
de
captation
d'information.
Les
forces
de
Défense
n'ont
pas
encore
pris
conscience
de
l'importance
de
la
mise
en
réseau
des
capacités.
La
Défense
en
matière
de
TIC
est
organisée
au
sein
de
l'État,
mais
ce
n'est
pas
le
cas
pour
le
double
aspect
stratégique
des
TIC
(compétitivité
et
défense)
; il
convient
que
l'État
associe
mieux
ces
deux
aspects
complémentaires.
Thème
B :
«
La
recherche
et
l'innovation
»
-
La
question
qui
se
pose
est
celle
de
l'organisation,
la
protection,
la
structuration
de
l'espace
informationnel.
À
cet
égard,
la
spécialisation
("
pure
players
")
des
sociétés
de
la
fin
du
XXième
siècle
a été
un
échec.
Aujourd'hui,
il
faut
savoir
revenir
et
utiliser
les
outils.
Pour
cela
:
a)
Ne
pas
spécialiser,
mais
avoir
des
grands
groupes
pluridisciplinaires
;
b)
Toutes
les
grandes
innovations
sont
nées
dans
l'ombre
des
grandes
entreprises,
qui
engendrent
cette
innovation
; en
conséquence,
il
est
nécessaire
d'avoir
des
sociétés
solides,
mondiales,
des
championnes
européennes,
ce
qui
développe
les
PME
;
c)
Le
métier
d'ingénieur
et
de
scientifique
: aujourd'hui,
le
système
de
référence
est
celui
des
États-Unis.
L'Asie
se
forme
aux
USA,
alors
que
dans
les
Classes
préparatoires
et
dans
les
Grandes
écoles,
en
particulier
scientifiques,
il
y a
moins
d'élèves
;
d)
Les
normes
: Internet,
le
Minitel,
le
GSM
sont
nés
en
France.
Il
faut
avoir
la
capacité
de
créer
les
"
bonnes
normes
"
;
e)
La
fracture
numérique
est
à
prendre
à
bras
le
corps.
-
La
R&D
en
TIC
par
rapport
au
PIB
est
de
0,3
en
France,
0,7
aux
USA,
et
0,6
au
Japon.
La
R&D
en
TIC
aux
USA
est
supérieure
de
plus
de
28
milliards
de
dollars
à
celle
de
l'UE.
Et,
par
rapport
aux
autres
secteurs
comme
la
pharmacie,
la
chimie
ou
autres,
un
différentiel
aussi
important
que
celui
observé
sur
la
R&D
en
TIC
ne
se
retrouve
pas
dans
ces
secteurs,
donc
des
mesures
sectorielles
s'imposent.
Il
faut
accentuer
les
cercles
vertueux
entre
la
R&D
et
l'industrie
; concernant
la
R&D
en
TIC,
des
initiatives
comme
Eurêka
- dont
tous
les
acteurs
industriels
soulignent
l'efficacité
- sont
à
conforter.
Le
rattrapage
de
la
situation
est
un
sujet
fondamental,
à
aborder
au
sein
du
"
think
tank
"
constitué
par
le
CSTI.
-
La
France
dispose
d'un
niveau
scientifique
très
élevé,
et
reconnu
comme
tel.
Nous
devons
réfléchir
à
ce
que
sera
notre
activité
économique
principale
dans
30
ans.
L'activité
de
R&D,
qui
s'appuie
sur
la
qualité
de
la
formation
et
la
créativité
jouera
forcément
un
rôle
croissant
pour
un
petit
pays
développé,
face
notamment
au
développement
de
la
Chine.
En
ce
qui
concerne
la
recherche
publique,
il
est
légitime
de
lui
assigner
comme
mission,
outre
de
maintenir
un
très
haut
niveau
de
compétence
scientifique,
d'attirer
dans
notre
pays
des
centres
de
R&D
industriels.
Thème
C :
«
La
contribution
des
TIC
à
la
compétitivité
»
-
Le
secteur
industriel
est
très
attardé
en
ce
qui
concerne
son
utilisation
des
TIC,
et
en
particulier
des
échanges,
qui
sont
ce
que
l'on
voit
le
moins.
-
L'e-administration
a un
effet
d'entraînement
important
; cependant,
il
faut
faire
attention
au
coût
réel
des
évolutions
pour
les
entreprises
: le
véritable
sujet
est
le
marché,
et
les
adaptations
au
marché.
-
Sur
des
aspects
financiers
du
secteur
des
TIC
:
Le
secteur
financier
français
a toujours
été
très
actif
en
TI
; la
demande
existe.
Nous
avons
un
problème
d'offre,
pas
tellement
sur
les
grandes
entreprises,
mais
principalement
en
ce
qui
concerne
les
PME
où
il
y a
une
réelle
faiblesse.
Notamment,
on
note
un
déficit
de
"
business
angels
"
en
France
de
l'ordre
de
2.000
à
5.000.
En
effet,
si
on
trouve
de
nombreux
capitaux
risqueurs
et
des
sociétés
de
capital
développement,
il
y un
problème
à
partir
de
1 millions
d'euros
et
au
dessus.
Nous
manquons
de
"
repeat
entrepreneurs
",
c'est-à-dire
de
personnes
ou
entités
qui
réinvestissent
dans
d'autres
après
la
réussite
de
leur
propre
société.
Cela
représente
à
peu
près
la
moitié
du
manque
évalué
de
2 à
5.000
pré
mentionné.
Thème
D :
«
Les
particuliers
: accès
aux
nouveaux
usages
»
Quelques
aspects
de
cette
question
multiforme
:
-
Les
écrans
plasma
croissent
de
400
à
500%
par
an.
Mais
une
question
demeure
concernant
l'interopérabilité
des
plates-formes
;
-
Les
jeunes
ont
une
facilité
d'apprentissage,
mais
il
convient
de
maintenir
les
efforts
de
formation.
Il
ne
s'agit
pas
seulement
de
taux
d'équipement
des
écoles,
mais
surtout
de
l'utilisation
dans
les
enseignements.
-
Un
objectif
non
encore
atteint
: disposer
d'échanges
de
contenus
sur
des
supports
distincts
et
inter
opérables
entre
eux
;
-
Le
confort
d'utilisation
est
croissant,
il
croît
avec
la
"
convergence
",
en
particulier
les
technologies
sans
fil
et
les
utilisations
nomades
vont
étendre
la
liberté
des
individus
;
-
On
déstabilise
le
consommateur
face
aux
TIC
: un
choix
propriétaire
est
dramatique,
car
des
options
captives
ne
permettent
pas
de
faire
croître
le
marché
;
-
La
"
convergence
",
notion
abstraite,
doit
permettre
une
mobilité
possible
et
confortable
;
-
D'un
point
de
vue
technologique,
le
16/9ème
est
disponible
aujourd'hui
pour
les
récepteurs
de
télévision,
mais
cela
ne
correspond
pas
au
format
diffusé
effectivement
: les
images
sur
ces
nouveaux
postes
sont
tronquées.
Aux
USA,
les
quatre
grands
réseaux
nationaux
sont
diffusés
au
format
haute
définition,
tout
comme
au
Japon
et
en
Corée
: en
ce
qui
concerne
le
facteur
de
qualité,
il
reste
des
progrès
à
faire
importants.
Les
moyens
sont
foisonnants
: beaucoup
de
programmes
et
de
réseaux
de
distribution,
diversité
des
terminaux.
Cela
rend
nécessaire
une
réflexion
sur
l'ordre
à
mettre
dans
le
système.
En
particulier,
il
ne
doit
pas
y avoir
de
perte
de
qualité
avec
la
mobilité.
Le
champ
des
possibilités
est
inouï.
Thème
E :
«
Le
développement
des
cursus
de
formation
»
-
Les
TIC
figurent
désormais
dans
le
socle
des
enseignements
fondamentaux.
Il
faut
en
effet
aller
plus
loin
que
le
seul
équipement
en
PC,
mais
se
préoccuper
du
contenu,
du
logiciel.
Ne
pas
dire
"
se
servir
d'un
ordinateur
",
mais
: "
"
se
servir
d'un
ordinateur
et
d'un
logiciel
"
;
-
Sur
la
formation
permanente
: si
les
premiers
pas
sont
faits
aux
USA,
pour
que
les
acteurs
nationaux
du
logiciel
gagnent
les
confiance
des
usagers,
il
faut
prendre
en
compte
l'offre
de
logiciel
française.
-
Les
écoles
d'ingénieurs
françaises
sont
excellentes
et
exceptionnelles,
mais
les
universités
considèrent
le
logiciel
comme
"
un
démon
".
L'université
doit
former
les
professeurs,
afin
qu'ils
en
acquièrent
une
image
positive
;
-
L'information
diffusée
sur
Internet
par
les
universités
est
insuffisante
: il
faut
mieux
et
plus
mettre
en
ligne,
mieux
ranger.
Il
s'agit
surtout
d'un
défaillance
dans
la
diffusion
de
l'information
;
-
Pour
réconcilier
les
trois
(professeur,
élève,
employeur)
dans
l'entreprise,
des
propositions
:
a)
faire
des
recherches
concrètes
pendant
la
formation,
avec
des
entreprises
et
pour
un
résultat
précis
;
b)
faire
plus
de
recherche
appliquée,
ayant
un
but
mercantile
déterminé
;
c)
globalement,
structurer
l'accès
à
la
recherche
;
d)
développer
des
formations
sectorielles,
en
fonction
de
l'entreprise
*
*
*
Intervention
du
Ministre
délégué
à
l'Industrie
M.
Patrick
DEVEDJIAN
Les
TIC
sont
le
cur
de
l'économie,
c'est
une
véritable
révolution
industrielle.
Cela
se
marque
dans
la
productivité
: plus
de
TIC,
égale
plus
de
productivité.
Il
nous
faut
une
politique
industrielle
(terme
réhabilité,
y compris
à
Bruxelles)
qui
prenne
en
compte
la
spécificité
des
TIC.
Concernant
l'adaptation
et
l'action
de
l'État
:
-
sur
la
formation
des
ingénieurs,
il
s'agit
de
traiter
l'éclatement
des
formations,
le
manque
en
nombre,
le
manque
d'attractivité
des
formations
industrielles
;
-
sur
l'industrie
des
TIC,
la
prospective
du
CSTI
sera
importante
dans
une
approche
marketing
: cibler
les
technologies,
en
regardant
du
côté
de
la
demande.